dimanche 10 février 2008

* DENAIN, JE RASE GRATIS


Denain (Nord): un candidat offre 300 euros à chaque électeur qui se déplacera pour voter… même pour ses adversaires. Bon prince, le monsieur ? Djemi Drici, “candidat social-démocrate” est surtout un candidat démagogue ! Et bon communicant: il annonce cette mesure sur ses affiches de campagne.

L’individu, qui ne dispose pas d’une fortune personnelle trouvera l’argent “dans les caisses de la mairie, quand (il sera) élu.” Des caisses remplies par les impôts des habitants de Denain… L’objectif de ce Robin des bois des temps modernes ?

Redistribuer les richesses aux habitants, dont le pouvoir d’achat s’est effondré ces dernières années. A Denain, certains employés municipaux sont payés à ne rien faire. On peut donc réaliser de sérieuses économies sur le personnel.

Nordine Bahri, candidat pour siéger au conseil général du Nord, ex-candidat malheureux aux dernières législatives propose la même “mesure sociale”. S’il était élu, on l’imagine tenter de convaincre ses collègues élus dans les autres cantons de distribuer 300 euros aux électeurs du canton de monsieur…

Quand le pouvoir d’achat baisse malgré les effets d’annonces du Président Sarkozy, tout, mais alors tout devient possible !

* Quiconque tente d'obtenir des suffrages par des "promesses de faveurs" rique deux ans de prison et 15 000€ d'amende.


ENCYCLIQUE

Pas la peine de se révolter en ce bas monde

Le pape benoit XVI a théorisé le désespoir et la désespérance dans sa dernière encyclique "Spé Salvi". Après avoir, pour la forme, loué "les grandes capacités de Marx" examinant les mécanismes d'aliénation du capitalisme, le pape indique que le philosophe aurait oublié l'homme, sa liberté, et aurait précipité dans l'illusion d'un changement par lui-même de ses conditions socio-économiques (…). Mais le souverain pontife va plus loin puisqu'il écrit que, devant "la souffrance de ce monde" c'est "présomption" et fondamentalement erreur de croire que "l'humanité puisse et doive faire ce qu'aucun dieu ne fait ni est en mesure de faire". C'est clair, les peuples doivent renoncer à contester l'ordre capitaliste et doivent abodonner l'idée de changer la société. Subissez et en attendant "espérez" en la vie éternelle et en la justice divine, dit en substance le pape. Voilà une philosophie de la résignation et, pis, de la désespérance absolue puisque dit-il"Dieu lui même ne peut rien faire. À l'aune de cette idéologie, les exploiteurs de tout poil, les dictateurs, les financiers et les actionnaires avides ont de beaux jours devant eux. Forts heureusement, de nombreux chrétiens impliqués dans les luttes sociales aux côtés de non-croyants dans les associations, syndicats, mouvements et organisations politiques ne croient plus depuis longtemps à ce genre d'arguments venant de Rome comme au temps du catholicisme triomphant…

J Daniau H/Dimanche.



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